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 La pièce théâtrale " En attendant Godot" traduite en amazigh

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Tanirt
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MessageSujet: La pièce théâtrale " En attendant Godot" traduite en amazigh   Dim 22 Juin - 20:58

Message de Mostafa

SALAM,

je suis heureux de vous informer que la troupe de théâtre Amazigh "Assays n imal" d'Agadir,vient de présenter sa pièce "En attendant Godot" ,traduite en Amazigh par le poète Amazigh Mohamed Ouagrar,au festival international de théâtre de la ville de Tata ou elle a eu le prix de la scénographie.En cette occasion,je voudrais présenter mes vives félicitations au décorateur et au scénographe de la troupe,le gentil et le modeste Monsieur MOURABIH et lui dire qu'il est toujours avec nous même si on ne se voit que rarement. Ayouz nk a gma!

Après Tata,Godot/Amazigh ira au village natal du chanteur Amazigh Amouri Mbark,à l'occasion de son mariage le 28 juin. Nous présenterons notre pièce pour la première fois dans un village,sans scène,sans éclairage,sans sono! Je suis fier de présenter cette pièce au village de Amouri qui est aussi celui de mes grand-mères:c'était dans ce village,dans la région de Taroudant que je passais mes vacances d'été escaladant la motagne,me baignant dans la rivière,mangeant les fruits des vergers,chassant les écureuils...Je n'ai jamais imaginé qu'un jour j'y retournerais pour présenter ma pièce de théâtre! C'est incroyable !j'en suis pantois et coi!!! Tanmirt,Amouri d'avoir invité Godot/Amazigh à la fête de ton mariage!!

Mostafa
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itrinit
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MessageSujet: Re: La pièce théâtrale " En attendant Godot" traduite en amazigh   Dim 22 Juin - 22:29

Tanmirt Mostafa pour l'information.
Chapeau pour la troupe " asays n imal" et Bravo à tous les membres de cette association.
il est rare de voir une troupe qui accepte de se déplacer dans des villages lointains pour présenter une pièce théâtrale et jouer dans un terrain nu.
Certes, ça sera difficile de jouer sans scène, sans éclairage, sans sono. Mais lorsqu'on aime, on fait des sacrifices.
Merci également pour Ammouri Mbark qui a la gentillesse d'inviter la troupe théâtrale "asays n imal".

bravo Asays n imal!!!!!
Asayas n imal qui va jouer dans un vrai asays pour des hommes de théâtre d'imal.
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Mostafa



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MessageSujet: Re: La pièce théâtrale " En attendant Godot" traduite en amazigh   Lun 23 Juin - 16:25

Azul,
Tanmirt nk a gma itrinit pour tes félicitations et tes encouragements! Oui,mon frère,nous aimons le théâtre et nous adorons la langue Amazigh et nous sommes prêts à eller présenter notre pièce dans les villages,aux gens simples du peuple,aux villageois et aux paysans qui n'ont ,peut-êttre jamais eu l'occasion d'assister à une pièce de théâtre. Ce sont ces gens qui méritent qu'on joue pour eux. Vive le théâtre Amazigh!!! lol! sunny flower
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amanar11



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MessageSujet: Re: La pièce théâtrale " En attendant Godot" traduite en amazigh   Lun 23 Juin - 19:37

la piece Godot en tamazighte moi je n'ai pas aimé
et je ne vois pas ce que cette piece va nous apporter
a nous imazighen ..sachant que le peeuple Amazigh
est proprietaire du patrimoine le plus large et le plus
riche du monde ..ce sont les autres qui nous copient
car ils manquent d'histoire ..nos tajellabt, takoummit
et tamelhaft devainet figurer dans les vestaires des
theatres Européens ..godot n tamazighte a mon
avis n'interpelle meme pas les imazighen a venir
le voir ..c'est une histoire assez lointaine de notre
imagination ..et meme adapté par mostafa homir
moi je la trouve incompatible avec nos moeurs
et ceci n'a rien a voir avec le talent de Mostafa
qui a montré qu'il peut faire bien et pro , moi je
prefere le voir adapter des sujets plutot amazigh amazigh
et ce n'est pas ça qui manque dans notre memoire
culturelle ..
Enfin je refuse de donner a godot plus que ce qu'il ne merite
et si adaptation il y a cel adoit se faire en echange de
quelques choses ... j'ai demané une fois a agadir a un
spectateur ce qui l' amaené a cette piece ..il m'a repondu
que c'est du bon cirque ..j'ai alors compris que godot
n'a^pporte rien a l'amazigh meme pas le rire!
pardon si mostafa, je refuse le mensonge et je suis
persuadé qu'un jour tu vas créer un projet de
l'envergure des fims boutnoufast dont amazig qui se
respectent connait a fond

bon courage et pardon si mostafa
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Mostafa



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MessageSujet: Re: La pièce théâtrale " En attendant Godot" traduite en amazigh   Lun 23 Juin - 23:56

Azul,
Cher Amanar11,
Tu as tous les droits de ne pas aimer Godot/Amazigh.Et moi,je n'ai aucun droit de défoedre cette pièce pour la simple raison que c'est moi qui en ai fait l'adaptation et la mise en scène. Personnellement,je pense qu'un artiste qui se respecte et respecte le public doit accepter la critique quelle qu'elle soit car sa création artistique ne lui appartient plus depuis qu'il l'a proposée aux gens,à eux maintenant d'en faire ce que bon ils leur semble. Si je discute avec toi ce sujet,on dira que j'essaie de me justifier et trouver des arguments pour défendre ma pièce...et ça,je ne l'aime pas! Donc,tu m'excuseras si je ne te dis pas mon avis tout en espérant qu'une autre personne qui a vu la pièce et ne partage pas ton opinion discutera avec toi et essaiera de te convaincre. Je pense que c'est ça la démocratie et le respect de l'autre même si on n'est pas d'accord avec lui.Merci d'avoir exprimé ton point de vue sans mensonge,comme tu as dit! lol! flower
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itrinit
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MessageSujet: Re: La pièce théâtrale " En attendant Godot" traduite en amazigh   Mar 24 Juin - 11:15

Dans cette histoire, ce n'est pas Godot le plus important, c'est d'attendre.
Nous attendons tous quelque chose dans la vie. Mais quoi ?

Si on savait, cette pièce n'aurait pas de succès, or elle en a énormément.
Vieille d'un demi-siècle pourtant il ne se passe pas une semaine sans qu’elle soit jouée quelque part dans le monde... On peut alors se poser la question : quand un grec, un turc, un chinois, un français, un anglais, un américain ou un japonais attendent Godot, attendent-ils la même chose ? Comment savoir ? Et pourtant, ils attendent ! Il y a bien une attitude universelle dans cette pièce, et il y a quelque chose d'éternelle dans ce vieux couple Vladimir-Estragon. Ils passent leur temps à vouloir se quitter et ils restent ensemble !

Cette pièce, à sa création, fut une provocation et ensuite un énorme succès. Elle a changé l'état du théâtre. Pourquoi ? Parce que Godot contient énormément de choses. C'est un texte d'une richesse et d'une générosité inépuisable. Les interprétations, analyses et explications de texte (métaphysiques, psychologiques, sociologiques...) ont été multiples. Chacun a vu ce qu'il voulait y voir. Mais avant tout, cette pièce fait rire et s'émouvoir les publics du monde entier...

Théâtre de l'Enfumeraie
Espace éducatif et culturel Paul Fort
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amanar11



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MessageSujet: Re: La pièce théâtrale " En attendant Godot" traduite en amazigh   Mar 24 Juin - 21:34

Mostafa a écrit:
Azul,
Cher Amanar11,
Tu as tous les droits de ne pas aimer Godot/Amazigh.Et moi,je n'ai aucun droit de défoedre cette pièce pour la simple raison que c'est moi qui en ai fait l'adaptation et la mise en scène. Personnellement,je pense qu'un artiste qui se respecte et respecte le public doit accepter la critique quelle qu'elle soit car sa création artistique ne lui appartient plus depuis qu'il l'a proposée aux gens,à eux maintenant d'en faire ce que bon ils leur semble. Si je discute avec toi ce sujet,on dira que j'essaie de me justifier et trouver des arguments pour défendre ma pièce...et ça,je ne l'aime pas! Donc,tu m'excuseras si je ne te dis pas mon avis tout en espérant qu'une autre personne qui a vu la pièce et ne partage pas ton opinion discutera avec toi et essaiera de te convaincre. Je pense que c'est ça la démocratie et le respect de l'autre même si on n'est pas d'accord avec lui.Merci d'avoir exprimé ton point de vue sans mensonge,comme tu as dit! lol! flower
Je m'attendais a cette reponse car je savais si modtafa est
un grand artiste et ce n'est pas une petite critique qui va
le faire vasciller et exciter son adrenaline ..

ITRINIT A DIT:
Dans cette histoire, ce n'est pas Godot le plus important, c'est d'attendre.
Nous attendons tous quelque chose dans la vie. Mais quoi ?

Si on savait, cette pièce n'aurait pas de succès, or elle en a énormément
..ect (fin)
Je suis d'accord , nous attendons quelque chose tous, et nous attendons
en premier lieu que notre culture en tant que citoyen marocain amazigh
soit considérée et reconnue a sa juste valuer.
ET, sur ce, je dois reconnaitre que Godot en Tamazighte a tout de
meme montré que notre langue est capable d'interpreter n'importe
quel evenement et n'est donc frappé d'aucune faiblesse ou
amputation ...
C'est vrai que godot la piece est un ocean de rire, mais je ne pense
pas que les acteurs amazigh qui l'ont interpreté ont pu recolter leurs
frais! mais ayons espoir dans l'avenir
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Mostafa



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MessageSujet: Re: La pièce théâtrale " En attendant Godot" traduite en amazigh   Mer 25 Juin - 15:14

Salam,
Tanmirt nk a gm Amanar11 pour l'éloge. Je ne suis pas un grand artiste,je m'évertue à faire de mon mieux pour le théâtre que j'adore et pratique depuis 33 ans et pour la langue Amazigh que j'aime et respecte même si je ne la maîtrise pas bien.
Tu as dit que Godot/Amazigh a tout de même montré que notre langue est riche et capable d'interpréter n'importe quel événement...Si notre pièce a réussi à montrer ça,cela est ,pour nous,une grande réussite et un immense succès et on n'a pas besoin d'autre chose...Quand on voit le niveau des autres pièces de théâtre en Amazigh,qui montrent l'homme Amazigh toujours avec "razza","foukia","taguia" en le rendant comme un être exotique,digne des cartes postales pour touristes stupides,...quand on voit ça,nous,on se dit que nous avons quand même apporté du nouveau au théâtre en amazigh et nous en sommes fiers.Le festival de théâtre amazigh d'Agadir commence ce soir,tu peux aller voir le niveau artistique,esthétique et idéologique des pièces programmées et tu n'as qu'à comparer avec Godot !
Je voudrais tout de même,avant de finir,te poser une petite question: je n'ai pas bien compris ce que tu veux dire par cette phrase :"je ne pense pas que les acteurs amazigh qui l'ont interprétée ont pu récolter leurs frais"...de quels frais s'agit-il?merci de répondre à cette question d'urgence. J'attends. lol!
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Mohamed ouagrar



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MessageSujet: Re: La pièce théâtrale " En attendant Godot" traduite en amazigh   Mer 25 Juin - 16:34

azul isttma d aytma
dire que "en attendant godot" ne concerne pas imazighen :
C'est ce qu'on appelle le délire !
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Tanirt
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MessageSujet: Re: La pièce théâtrale " En attendant Godot" traduite en amazigh   Mer 25 Juin - 16:38

amanar11 a écrit:
la piece Godot en tamazighte moi je n'ai pas aimé
et je ne vois pas ce que cette piece va nous apporter
a nous imazighen ..sachant que le peeuple Amazigh
est proprietaire du patrimoine le plus large et le plus
riche du monde ..ce sont les autres qui nous copient
car ils manquent d'histoire ..nos tajellabt, takoummit
et tamelhaft devainet figurer dans les vestaires des
theatres Européens ..godot n tamazighte a mon
avis n'interpelle meme pas les imazighen a venir
le voir ..c'est une histoire assez lointaine de notre
imagination ..et meme adapté par mostafa homir
moi je la trouve incompatible avec nos moeurs
et ceci n'a rien a voir avec le talent de Mostafa
qui a montré qu'il peut faire bien et pro , moi je
prefere le voir adapter des sujets plutot amazigh amazigh
et ce n'est pas ça qui manque dans notre memoire
culturelle ..
Enfin je refuse de donner a godot plus que ce qu'il ne merite
et si adaptation il y a cel adoit se faire en echange de
quelques choses ... j'ai demané une fois a agadir a un
spectateur ce qui l' amaené a cette piece ..il m'a repondu
que c'est du bon cirque ..j'ai alors compris que godot
n'a^pporte rien a l'amazigh meme pas le rire!
pardon si mostafa, je refuse le mensonge et je suis
persuadé qu'un jour tu vas créer un projet de
l'envergure des fims boutnoufast dont amazig qui se
respectent connait a fond

bon courage et pardon si mostafa



Nous respectons ton avis!
Mais ce n'est pas pour rien que cette pièce a eu un succès retentissant!
Dire que c'est une pièce qui ne relate pas notre vécu et qui est "lointaine de notre imagination" tu parles de qui? de ton imagination? possible!! tous les goûts sont dans la nature!! mais ta vision est réductrice de ce dont nos imazighen sont capables!! Ils ont autant de capacité d'abstraction et de philosophie de la vie qu'un Jacques ou un Henri!!
Et puis c'est aussi signifier que nous sommes incapables d'ouverture, si on doit réduire notre art qu'aux couleurs locales, qui sont bien plus riches je te l'accorde, mais qui ne doivent pas nous enfermer dans une sphère étriquée!! la richesse est dans l'ouverture, qu'on peut pratiquer intelligemment tout en gardant nos valeurs intactes et authentiques!!

tanmirt.
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MessageSujet: Re: La pièce théâtrale " En attendant Godot" traduite en amazigh   Jeu 26 Juin - 10:50

amanar11 a écrit:


... j'ai demané une fois a agadir a un
spectateur ce qui l' amaené a cette piece ..il m'a repondu
que c'est du bon cirque ..j'ai alors compris que godot
n'a^pporte rien a l'amazigh meme pas le rire! ........

muhaaaaaaaaaaal amskin is tferrejt gh lmsrahiya.
oulla our atqchaât walou gh lmsrah.

brvo agma, ha boujour nk.
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MessageSujet: Re: La pièce théâtrale " En attendant Godot" traduite en amazigh   Jeu 26 Juin - 12:10

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MessageSujet: Re: La pièce théâtrale " En attendant Godot" traduite en amazigh   Jeu 26 Juin - 12:35

Sleep


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MessageSujet: Re: La pièce théâtrale " En attendant Godot" traduite en amazigh   Jeu 3 Juil - 11:43

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Mostafa



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MessageSujet: Re: La pièce théâtrale " En attendant Godot" traduite en amazigh   Sam 5 Juil - 19:34

Azul,
Tanmirt,itrinit,tanmirt tanirt pour vos félicitations et vos encouragements à Godot/Amazigh!!!
Nous sommes fiers de représenter notre pays dans ce festival artistique sur le sol kabyle!!!
La caravane du théâtre Amazigh passe et les chiens aboient!!!
lol! flower Very Happy Smile Razz lol Wink lol! flower lol!
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Mostafa



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MessageSujet: Re: La pièce théâtrale " En attendant Godot" traduite en amazigh   Sam 12 Juil - 20:36

Azul,
Je suis désolé de vous informer que Godot/Amazigh n'est pas allé à Tizi Ouzou!!!
Nous étions à l'aéroport de Casa,nous avons reçu nos billets pour le vol Casa-Alger,nous avons déposé nos bagages qui sont déjà partis pour le soute de l'avion...Nous nous dirigions ,heureux et fiers,vers la salle d'attente pour l'embarcation et voilà que Ouagrar a pensé à contacter les organisateurs du festival à Tizi Ouzou pour leur dire que nous serions à l'aéroport d'Alger dans trois heures pour qu'ils nous envoient le car qui nous raménerait à Tizi Ouzou,comme prévu...Et la nouvelle nous tombe sur la tête comme la foudre!!! : Ils nous demandent d'annuler immédiatement notre vol car le festival est annulé pour des raisons de sécurité à cause des émeutes,des manifestations et des événement tragiques que Toute la kabylie et surtout Tizi Ouzou ont connus ce matin même!!!...Il ne nous restait qu'à annuler notre vol,à récupérer nos bagages et retourner chez nous! Voilà pourquoi Godot/Amazigh n'est pas allé chez nos cousins kabyles! Une fois de plus,la politique et la bêtise humaine assassinent l'art!!!Mais godot se présentera ailleurs et n'arrêtera jamais sa tournée et ne désespérera jamais!!! Jamais!!!
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MessageSujet: Re: La pièce théâtrale " En attendant Godot" traduite en amazigh   Sam 12 Juil - 21:25

Sleep


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Mostafa



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MessageSujet: Entretien avec Mostafa HOUMIR, metteur en scène de la pièce "En attendant godot" en Amazighe   Ven 26 Sep - 0:26

Interview de Mostafa Houmir
Emergence du théâtre Amazigh.







Mostafa Houmir : Né à Oujda. J’ai passé ma petite enfance à Safi avant que ma famille ne s’installe définitivement à Agadir en 1966. C’est là où j’ai grandi et fait mes études. Maintenant, je suis professeur de français au collège. Je m’intéresse à la poésie. J’écris des poèmes. Je suis également nouvelliste:J’ai des nouvelles publiées dans un recueil de nouvelles au Maroc ,intitulé « Côté Maroc » aux éditions Marsam ,ainsi qu’un poème dans « L' Anthologie de la poésie française au Maroc ». Cependant, Je m’intéresse surtout au théâtre. J’étais acteur et comédien dans une troupe de théâtre amateur ,qui s’appelle « Anouar souss pour la culture et l’art » On faisait du théâtre en arabe. On a participé à plusieurs festivals au niveau national mais aussi en Algérie et en Lybie.

Quand je suis devenu enseignant(en 1980), j’ai commencé à faire du théâtre avec mes élèves au collège ...et de là ,l’idée d’organiser un festival de théâtre, en arabe, d’abord au niveau régional et puis au niveau national. Le ministère de l’éducation nationale commence à organiser le festival du théâtre scolaire. Cette expérience a débouché sur un partenariat entre les services culturels de l’Ambassade de France et le ministère de l’éducation nationale, basée sur trois thèmes comme moyens d’apprentissage de la langue française. Nous nous sommes intéressés au thème du théâtre. Cela nous a permis de créer une association que nous avons appelée « Association Emergence Oufella à Agadir ». ( oufella=en haut) Les membres actifs de l’association étaient surtout des professeurs. On a commencé à faire du théâtre en langue française avec nos élèves. Puis on a organisé notre premier festival à Agadir. Il existait déjà un partenariat entre la ville de Nantes et Agadir. L’association « Vents et Marrées »,à la ville de 'La Roche sur Yon', dans la région de N antes a organisé un réseau international qui regroupe plusieurs pays qui font du théâtre avec les lycéens et collégiens. Nous sommes devenus membres de cette association et nous organisons notre festival à Agadir au mois de Mars. Nous invitons des troupes européennes qui nous invitent à leurs tours.

Wafin.be: Depuis quand votre association est active ?

Mostafa Houmir : Un peu plus de dix ans maintenant.

Wafin.be: Du théâtre en langue arabe puis en langue française. La nouveauté maintenant ?

Mostafa Houmir : C'est une autre histoire: Donc, en dehors de ce théâtre scolaire en langue arabe d’abord puis en langue française, j’ai fait aussi du théâtre en langue amazigh. Mais cette fois en tant que metteur en scène.C’était avec des adultes professionnels dans le cadre de l’association « Assaïss n’Imal »(le théâtre de l’avenir). Il y a à peine deux ans qu’on a fondé cette compagnie et nous avons commencé par la pièce mondialemnt célèbre « En attendant Godot».C'est une première dans l'histoire puisque cette pièce a été traduite dans presque toutes les langues sauf la langue Amazigh.

Wafin.be: Pourquoi le choix d’une telle pièce sachant que le texte n’est pas du tout facile ?

Mostafa Houmir : D’abord c’est un texte très célèbre. Ensuite nous voulions montrer que la langue amazigh est aussi capable de véhiculer des idées, des concepts philosophiques comme l’attente, l’absurde ...

Ce n’est pas uniquement une langue pour le vécu de la vie quotidienne, mais c’est aussi une langue de philosophie, d’art, d’histoire, une langue mystique, une langue qui peut traiter des sujets spirituels et des thèmes philosophiques.

Wafin.be: On peut faire de la psy en langue amazigh ?

Mostafa Houmir : Pourquoi pas ? Notre expérience en est une preuve. La pièce, on la joue depuis deux ans, et elle a eu un grand succès partout au Maroc. On a participé à plusieurs festivals et on a eu plusieurs prix. Elle a été subventionnée par l’IRCAM et par le ministère de la culture. Et cela fonctionne très bien.

Wafin.be: Vous avez participé à des festivals uniquement à l’échelle nationale ?

Mostafa Houmir : Nous avons participé au festival d’Agadir, de Casablanca,de Tafraout,de Tata,de Chtouka ait Baha. Nous étions invités début juillet au festival de Tizi-Ouzou, qui, malheureusement, a dû être annulé à la dernière minute çà cause des événements tragiques que cette ville a connus.

Nous sommes invités ce 16 Novembre 2008 à saint Denis (Paris) et j’espère que nous n’aurons pas de difficultés pour l’obtention des visas.Nous voulons tellement que les Imazighns de France voient ce spectacle!

Wafin.be: Concernant la pièce -même, en tant que metteur en scène, qu’est-ce que vous avez pu adapter par rapport au texte initial ?

Mostafa Houmir : Nous avons adapté beaucoup de choses. D’abord, Mohamed Ouagrar a traduit le texte français en langue amazigh tout en respectant son intégralité. Ensuit, j’ai travaillé sur le texte français. Je l’ai adapté pour qu’il soit plus élaboré et prêt à être accueilli par un public amazigh.

Wafin.be: Concrètement, qu’est-ce que vous avez changé ? Quelques exemples.

Mostafa Houmir : Je ne devrais pas dévoiler toutes mes cartes, sinon les spectateurs n'auraient plus le plaisir de la découverte! D’abord, le texte de Beckett est très lourd. L’attente est stagnante, glaciale, voire ennuyeuse. Le public marocain est actif,impatient et ne peut pas attendre tranquillement, sagement en supportant cette lourdeur.. .Dans la pièce, il y a donc ces deux personnages qui attendent ; mais on a créé une activité dans le langage, dans les mouvements, dans la mise en scène, dans les déplacements des acteurs. Le public vit avec eux, il attend aussi, mais sans s’ennuyer. On a gardé les personnages principaux comme Didi (Vladimir) et Gogo (Estragon). Mais on a changé le personnage de l’enfant qui devient un fou, mais en même temps un sage. On a ajouté des scènes qui ne figurent pas sur le texte de Beckett. Aussi pour l’arbre. Si on joue Beckett, on ne peut pas toucher à l’arbre. Nous, nous avons choisi un arganier comme symbole de la région de Souss et son histoire. Une modification quand même : le tronc de l’arbre représente un arganier ; le haut prend la forme d’une femme crucifiée, les bras tendus et ses mains deviennent des branches. Le texte est composé de deux actes. Dans le premier, l’arbre est mort, ne portant aucune feuille. C’est le fou qui rentre en scène,entre les deux actes et commence à fleurir l’arbre en accrochant aux broches des livres, symbole du savoir.Je m'arrête là pour laisser au spectateur le plaisir de découvrir d'autres choses!

Wafin.be: Et concernant la longueur de la pièce ?

Mostafa Houmir : C’est aussi quelque chose qu’on a modifié. Le texte initial est très long.Notre présentation ne dépasse pas une heure et demie. Le spectateur ne peut rester attentif plus de deux heures,surtout un spectateur marocain.

Wafin.be: Est-que le public comprend la symbolique de la pièce ? Quelle a été sa réaction ?

Mostafa Houmir : Il faut dire que partout où l’on a présenté la pièce, le public a réagi positivement, émerveillé par le spectacle. Même un public qui ne connait ni Godot, ni l’absurde. On a présenté la pièce à la fête du mariage du chanteur marocain Amouri M’barek, chez lui, à la campagne, et donc pour un public constitué essentiellement de gens du village. Ils ont beaucoup apprécié et applaudi le spectacle, même les femmes ont poussé des youyous. C’était merveilleux. Ce qui nous a encouragés à jouer la pièce dans les villages.

Wafin.be: comment se passe t-il pour le financement ?

Mostafa Houmir : Nous avons deux subventions. On a commencé par celle de l’IRCAM pour faire une tournée dans les villes du sud. Puis on a présenté notre dossier au ministère de la culture qui nous a aussi soutenus pour la même cause. Et je voudrais souligner ici que si ce projet a eu lieu, c’est grâce à l’Institut français d’Agadir. C’était à la célébration du centenaire de Beckett. Nous avons présenté la traduction de la pièce en amazigh, ils ont dit: pourquoi pas? C’est une première surtout à Agadir, la capitale de la langue amazigh. C’est grâce au soutien de l'IFA qu’on a réalisé le premier spectacle. Je dois le dire et le répéter : merci à l’Institut français d’Agadir sans lequel ce projet n’aurait jamais vu le jour.

Wafin.be: Cela était une première expérience. Qu’est-ce que vous projetez pour l’avenir ?

Mostafa Houmir : Le deuxième projet sera la pièce du dramaturge marocain Youssef Fadel « Iyam elâzz » (les jours de gloire). Monsieur Mohamed Ouagrar a déjà traduit le texte. Nous avons eu l’accord de l’écrivain et nous y travaillons déjà. Les répétitions vont commencer pendant ce mois de Ramadan. Après ce spectacle, nous allons travailler sur le texte « la fiancée de l’eau » de Tahar ben Jelloun. Le texte est déjà traduit après son accord.

Wafin.be: Un dernier mot ...

Mostafa Houmir : Bien évidemment, je ne peux que vous remercier très fort. Vous faites du bon travail sur votre site. Je vous encourage et bonne continuation.


© Interview réalisée par wafin.be, le 20 Septembre 2008.
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MessageSujet: Re: La pièce théâtrale " En attendant Godot" traduite en amazigh   Dim 28 Sep - 11:10

Merci Mostafa de nous rapporter ici l'interview réalisée avec toi par Wafin.be.
Elle résume très bien ton parcours personnel dans le monde du théâtre et retrace par la même occasion celui de l'association asays n imal dont nous saluons les belles initiatives culturelles qui contribuent grandement à la promotion du théâtre amazigh.
Nous saluons également tes propres initiatives artistiques pour la valorisation du théâtre dans le domaine scolaire. C'est un excellent moyen, ludique et efficace pour l'apprentissage d'une langue étrangère.
Merci à toi, et nous te souhaitons, ainsi qu'"asays n imal", et à "Emergence Ouflla" une bonne continuation et beaucoup de succès. flower
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MessageSujet: Re: La pièce théâtrale " En attendant Godot" traduite en amazigh   Dim 28 Sep - 11:55

Permettez- moi si je m'incruste dans ce débat; je ne connais pas personnellement Mostafa Houmir, ni son association culturelle " Asays n imal", par contre je connais fort bien l'ancienne association " Anouar Souss", que je peux qualifier de glorieuse et pionnière dans le domaine du théâtre dans le Souss:
j'ai eu le plaisir de connaître ses valeureux membres comme étant des jeunes ( à l'époque, dans les années Quatre- vingt ) Engagés socialement, progressistes, honnêtes, amoureux de l'art et de la littérature en général, des gars fabuleux et combatifs, qui méprisent l'opportunisme et les magouilles, ils ont tout fait pour populariser le théâtre auprès du public gadiri; ils ne vivent que pour leur art et pour la justice, qu'ils ont toujours servi avec talent, enthousiasme et intégrité.
Et je voudrai rendre ici un vibrant hommage à chacun de ses membres, dont Mostafa Houmir est un élément, et surtout le très regretté El Farouqi abdelaziz, un fier Amazigh, talentueux et toujours à l'avant garde pour son peuple et sa culture.
Félicitations et bonne continuation pour votre passion du théâtre, " Asays n imal". respect
Et le premier qui vous accuse de malversations ne vous connait point et n'est qu'un imbécile.
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MessageSujet: Re: La pièce théâtrale " En attendant Godot" traduite en amazigh   Dim 28 Sep - 15:49

merci mostafa
Bonne continuation à toi et à la troupe "asays n imal"
Quand est ce que on va voir la pièce « Iyam elâzz » traduite en tamazight sur scène?.
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Mostafa



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MessageSujet: Re: La pièce théâtrale " En attendant Godot" traduite en amazigh   Lun 29 Sep - 1:01

Azul,
Merci à toi,ma soeur!
Notre prochain spectacle doit,en principe,être prêt au mois de janvier 2009 car nous avons la subvention du ministère de la Culture et nous sommes tenus de présenter notre pièce devant un commité du ministère qui validera ou non la subvention.
Mais Godot n'est pas encore oublié:nous le présenteron à S.Denis,à Paris,le 16 Novembre 2008,si tout va bien !!! Prions!!! lol! lol! lol!
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Mohamed ouagrar



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MessageSujet: Re: La pièce théâtrale " En attendant Godot" traduite en amazigh   Jeu 18 Fév - 15:28

محمد واكرار ينقل لغة موليير إلى الأمازيغية

لقد طور المخرجون المسرحيون الأمازيغيون وعيهم بالذات وانفتحو بوعي جمالي راق على التجارب المسرحية العالمية ، تفتقت مواهبهم في إنتاج ترجمات أنيقة تقترب إلى حد ما من النص الأصلي كما سعوا إلى تكييف الأعمال الفنية الأصلية مع الخصوصيات الثقافية التي تميز الذات الأمازيغية، ولامسوا عبر هذه الترجمات ملامح الأثر الفني داخل النص الأمازيغي، واقتفوا المتاهات السرية التي صاحبت عملية المرور من النص الأول إلى النص الثاني، مما يسمح لنا بالقول بأن ذلك المرور قد يكون أشبه بالمغامرة التي قد تبعث على الدهشة أو قد تقدم بعض العناصر الفنية للنص المسرحي الأمازيغي وتجعله قابلا للحياة أكثر من اللازم .
لا ندعي إطلاقا إذا اعتبرنا الترجمة التي أنجزها الشاعر محمد واكرار للنص المسرحي لمؤلفه "صمويل بيكيت" من الفرنسية إلى الأمازيغية بمتابة قيمة مضافة في حقل المسرح الأمازيغي ونقلة نوعية ستمنح لا محالة مساحات من الضوء ستضيء بكل تأكيد بعض المناطق المعتمة في أعماق اللغة المسرحية الأمازيغية، لتجعلها قادرة على تجديد نفسها من الداخل بممفردها بعيدا كل البعد عن اجترار ذاتها في قوالب فنية جامدة، أو تجريب أشكال فرجوية فاقعة وذلك انطلاقا مما يتم إنتاجه من أفلام سينمائية أمازيغية أو من عروض مسرحية لا تؤدي وظيفتها الجمالية، ولم تستطع إلى حد ما تفجير الطاقات الخلاقة الكامنة في المتخيل الأمازيغي وأن تستكشف أراض جديدة أكثر خصوبة وعطاء داخل اللغة الأمازيغية لتخاطب الآخر والذي هو المتلقي الذي يتعطش لرؤية أفلام سينمائية وعروض مسرحية أمازيغية تعبر عن همومه وتطلعاته، وقد استطاع المترجم "محمد واكرار" والمخرج "مصطفى حومير" أن ينقلا بفنية قصوى لغة موليير إلى اللغة الأمازيغية هذه الأخيرة التي أضحت بفضل الترجمة لغة كونية استطاعت أن تحتمل عوالم صمويل بيكيت التي تؤثثها فوضى عارمة وكائنات عبتية تنظرإلى العالم نظرة مغايرة، وقد تمكن الشاعر محمد واكرار بمعية المخرج "مصطفى حومير" أن يزيلا تلك الحلقات المفرغة التي قد تحدث أيان نقل نص "بيكيت" إلى الأمازيغية بشخصياته وبأمكنته وأزمنته وبفراغاته التي تصنع عبتية الوضع الانساني عند بيكيت، وهي عبتية مفعمة بشعرية صادمة تحيل على رموز ودلالات تستمد جذورها من سياق ثقافي وايديولوجي أعطى الشرارات الأولى لتبلور المذهب السوريالي في فرنسا والذي كان من أهم رموزه بالاضافة إلى "صمويل بيكيت" الشاعر الفرنسي "أندري بروتون" و"روني شار" والفنان التشكيلي "سلفادور دالي" وآخرون الأمر الذي سيدفعنا إلى البحث عن استحضار هذه الخلفيات النظرية والجمالية في تنايا العرض المسرحي المنقول إلى الأمازيغية ؟
وقد تم إنجاز أول عرض مسرحي لمسرحية في "انتظار جودو" وترجمته إلى الأمازيغية هو :Mam nkk ar nttqql s gudu ) ما منك آر نتفل س جودو) يوم 13/12/2006 بالمعهد الفرنسي بأكادير وقد ثم عرضها من ذالك التاريخ إلى اليوم إثنا عشرة مرة، وشاركت في أربع مهرجانات وحازت على ستة ألقاب وقد صرح لنا محمد واكرار بأن الفضل يرجع له في أنه كان سباقا إلى ترجمة العديد من النصوص المسرحية من لغاتها الأصلية في اتجاة اللغة الأمازيغية بسوس وبخاصة بمدينة أكادير حيث يقيم "محمد واكرار" الذي ولج عالم المسرح من بوابة الشعر هذا الأخير الذي ينتمي بقوة الأشياء إلى سلالة المسرح، بمعنى أن المسرح يمتزج بالشعر في الهواء الذي نتتنفسه وفي النظرة التي ننظر بها إلى ذواتنا أو بصورة أدق فهو يقترب من الحلم وهذا ما استطاع الشاعر أن يعبر عنه وهو يحمل في يديه ووجدانه النصوص المسرحية العالمية، والرغبة الجامحة التي تنتابه في نقل هذه النصوص إلى مسكنه الشعري الأمازيغي الذي خبر أتاته الجميل وجدرانه الشفافة وكائناته الإنسانية الرائعة ، فالشاعر محمد واكرار وحده يستطيع أن يمزج الشعر بالمسرح فوق الركح ليسمو به من اللغة اليومية إلى اللغة الشعرية وقد أضاف محمد واكرار إلى ربرتواره الفني ترجمة أخرى ويتعلق الأمر بترجمة النص المسرحي "أيام العز" ليوسف فاضل إلى الأمازيغية والذي أضفى عليه الشاعر بعض الملامح الأمازيغية فصار نصا مسرحيا يحمل كثيرا من معالم الروح الأمازيغية ويتنفس من هواء الذات الجمعية التي صاغها الانسان الأمازيغي بخياله وتصوره المبدع للعالم، هذا دون أن نغفل الدور الفعال الذي لعبه المخرج المسرحي "مصطفى حومير"في أن يشد الجمهور الأكاديري إلى التفاعل مع هذه العروض المسرحية.
وسيكون خطأ فادحا القول بأن دور المتفرج في العملية التواصلية دور سلبي فلا يوجد أي ممثل ولا أي مخرج فكر في هذا. وفي الحقيقة أن وظيفة التلقي لدى الجمهور جد معقدة. أولا لأن المتفرج ينتقي المعلومات، يختارها، يرميها، يدفع الممثل في منحى معين من خلال علامات ضعيفة لكنها قابلة للإدراك بشكل واضح من طرف المرسل بالإضافة الى ذلك، فإنه ليس هناك متفرج واحد، بل متفرجون متعددون، يتفاعلون مع بعضهم ويؤثرون الواحد في الآخر. فنحن لا نذهب نادرا الى المسرح منفردين فحسب، بل إننا لا نوجد لوحدنا في المسرح، وكل رسالة مستقبلة تنكسر (على الذين يجلسون بالقرب منا)، تصطدم يعاد أخذها ويعاد إرسالها في تبادل جد معقد.
ويبدو أن تمة أسئلة كتيرة تطرح نفسها حول رهانات التأليف والاقتباس في حقل المسرح الأمازيغي والجدوى من انفتاح المخرجين الأمازيغيين على التجارب المسرحية العالمية، وهذا ما يدعونا إلى تدقيق النظر وتعميق التحليل حول العرضين المسرحيين الذان نقلاهما محمد واكرار إلى الأمازيغية( في انتظار جودو وأيام العز) وذلك انطلاقا من كون مهمة المخرج المسرحي تنحصر في ترجمة النص بكل "أمانة" من لغة مكتوبة الى لغة أخرى مغايرة وهذا الموقف يفترض فكرة أساسية وهي فكرة التكافؤ الدلالي بين النص المكتوب والعرض المرئي والشيء الوحيد الذي بامكانه أن يتغير هو"مادة التعبير" حسب مفهوم هيلمسليف HJELMSLEV أما مضمون وشكل التعبير فيبقى هو نفسه عندما ننتقل من:
نظام: علامات - نص إلى نظام: علامات - عرض.
إلا أن هناك احتمالا كبيرا في أن يكون هذا التكافؤ مجرد صورة وهمية حيث إن مجموعة العلامات البصرية، السمعية والموسيقية، التي يبتكرها المخرج ومصمم الديكور والموسيقيون والممثلون تشكل مدلولا (أو تعددا دلاليا) يتجاوز مجموع النص. وعكسيا فإن الكثير من بنيات الرسالة (الشعرية) للنص الأدبي سواء كانت بنيات افتراضية أو بنيات واقعية، تتلاشى ويطمسها العرض نفسه، الأكثر من ذلك أنه حتى ولو استطاع العرض بمعجزة ما، أن يعبر عن النص كله فإن المتفرج سوف لن يستمع الى النص بأكمله. جزء وافر من المعلومات ينمحي، وفن الإخراج والتمثيل يأتي أساسا لاختيار ما يجب تسميعه واقصاء ما لا يجب تسميعه. إذن لا يمكن إطلاقا أن نتحدث عن التكافؤ الدلالي.
وبهذا الخصوص لا بد من التذكير بأن الساحة المسرحية تعرف من حين لآخر انبثاق تجارب مسرحية رائدة تفاعلت مع النصوص المسرحية العالمية ونقلتها إلى اللغة الامازيغية مراعية في ذلك الابقاء على شعرية النص الاصلي وعلى خصوصيات مكوناته الفنية، وقد كانت أعمال كل من فرقة "تاكفاريناس" بمدينة الدشيرة وأعمال فرقة "أبوليوس" من مدينة الناظور ذات قيمة وجودة من الناحية الفنية، كما يمكن أن نشير في هذا السياق إلى فرقة "ويمرز" للمسرح من مدينة تزنيت والتي نحتت موقعها الفني ضمن خريطة المسرح المغربي الناطق بالأمازيغية، ورسخت لمعالم مسرح تجريبي أمازيغي يستلهم مادته الخام وبناء شخوصه وعوالمه التخييلية من التراث الشعبي الأمازيغي بكل مكنوناته ويوظف تقنيات حديثة في الإخراج المسرحي بقيادة الفنان "رشيد ابيضار".
كما يمكن أن نشيد في هذا المنوال بالمجهودات التي تقوم بها الأستاذتين "الزوهرة مكاش" و"شادية الدرقاوي" والتان لهما انشغالات علمية متعددة تدخل في نطاق الاهتمام بكل الأشكال المكتوبة أو الشفوية المرتبطة باللغة والثقافة الأمازيغية، وقد عملا في سنة 2004 في انتقاء نصوص مسرحية من الربيرتوار العالمي وترجمتها إلى اللغة الأمازيغية وإلى اللغة العامية ويتعلق الأمر بنصوص كل من الكاتب الفرنسي الراحل" ألبير كامي" ورائد المذهب الوجودي "جون بول سارتر"، ولم تتوقف حدود الإبداع لدى" الزوهرة مكاش" و"شادية الدرقاوي" عند هذا الحد بل لا زالتا تواصلان سلسلة أبحاثهما سواء بالإشراف على البحوث الجامعية للطلبة بكلية الآداب والعلوم الإنسانية ابن زهر بأكادير أو على مستوى تحريك الدينامية الثقافية والفنية بمدينة أكادير تارة بتنسيق مع المعهد الفرنسي وتارة أخرى بتنسيق مع فعاليات المجتمع المدني بالمدينة .


عزالدين الخراط
Etudiant chercheur (Master théâtre amazighe -Université ibn zohr d'Agadir)
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MessageSujet: Re: La pièce théâtrale " En attendant Godot" traduite en amazigh   Mar 23 Fév - 22:13

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Mohamed ouagrar



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MessageSujet: Re: La pièce théâtrale " En attendant Godot" traduite en amazigh   Ven 23 Avr - 23:19

Où va le théâtre en langue amazighe aujourd’hui ?

Zohra Makach
Professeur chercheur en théâtre
Université Ibn Zohr


Quand on parle des formes théâtrales contemporaines, il convient d’abord de définir ce que nous entendons par Contemporain. Pour nous, contemporain c’est à prendre dans la signification particulière de novateur, expérimental, en recherche.

L’écriture dramatique contemporaine est une « dramaturgie du détour » : la communication est allusive, symbolique, non discursive et non argumentative. Nous sommes plutôt devant des pièces ouvertes (d’ailleurs le théâtre est le lieu par excellence de l’écriture ouverte), une prose libre, une langue faite de vides et de pleins, une langue lacunaire et contrastée, un langage qui incite à penser le monde en terme de crise. L’écriture dramatique moderne n’est-elle pas spécifiquement frappée d’altérité ? La dramaturgie éclate, on recourt souvent au montage, collage, au fragment, au « théâtre-matériau », ce qui met en danger l’existence même de l’auteur. L’emprise du plateau est devenue prégnante chez tous les écrivains. A quelle distance du plateau se tiennent-ils donc pour écrire ? Ce qui est sûr, c’est que la forme théâtrale littéraire a volé en éclats. L’ère de tous les possibles est ouverte. L’écriture et le plateau ne sont plus deux éléments distincts voire antagonistes, mais plutôt deux moments, deux séquences d’un seul et même processus de création. Rachid Abidar, par exemple, auteur et metteur en scène de « KRA » souligne le nécessaire va et vient entre l’écriture et le plateau. Pour lui, il n’écrit pas du théâtre mais il fait du théâtre.

Le paysage théâtral amazigh a subi depuis quelques années quelques mutations. On compte aujourd’hui plusieurs associations amazighes qui s’intéressent au théâtre. Cela serait intéressant de faire l’inventaire de chaque association et de voir ensuite quelle est l’activité dominante ou quelles sont les activités dominantes ?
- Est-ce que c’est le recours au patrimoine et/ou le désir de revisiter le patrimoine ?
-- Est-ce que c’est la théâtralité des légendes ou des mythes ?
-- Est-ce que c’est le recours à l’adaptation et/ou à la traduction des pièces étrangères ?
-- Est-ce que c’est la primauté des créations qui l’emporte ?
Quand on parle du théâtre en langue amazighe, qu’est-ce qu’on cherche exactement, quel est notre objectif ?
-- Est-ce qu’on cherche à perfectionner la langue (et là nous pensons que c’est l’écriture qui l’emporte et non la mise en scène) ?
-- Est-ce qu’on cherche à répondre aux attentes du public ?
-- Est-ce qu’on veut opter plutôt pour un spectacle vivant, de nouvelles créations, un théâtre expérimental ?
Autrement dit, est-ce qu’on veut un théâtre à texte ou un spectacle vivant ? D’autant plus qu’il faut savoir qu’aujourd’hui les limites entre le théâtre et les autres formes d’art se sont estompées laissant le champ à un théâtre expérimental qui bouleverse les traditions.

Bien souvent, on considère l’expérimentation comme une recherche gratuite sans impact politique ou social. Comme s’il s’agissait d’une exploration esthétique pure. Or, sortir du cadre, déplacer les formes existantes, c’est aussi modifier le cadre mental, augmenter l’acuité de la perception, élargir les sphères des possibilités. Expérimenter les formes, cela ouvre vers ce que l’on ne connaît pas, non seulement d’un art mais de soi-même et dans son rapport au monde.

Quand nous parlons du théâtre comme spectacle vivant, cela ne veut pas dire que nous éliminons le texte ou si vous voulez l’écriture. Il faut reconnaître que dans la plupart des institutions, l’enseignement de la création passe par l’écriture. Il y a là une espèce de paradoxe qui suppose que l’on puisse initier à la représentation du spectacle vivant à partir du dialogue verbal. Il ne faut pas perdre en vue que le texte théâtral, contrairement au scénario de film, est destiné à être lu et être joué, à construire une fiction, à élaborer le modèle d’une pratique imaginaire. La mise en scène travaille à la fois sur le texte et sur la performance ; elle appelle une activité du spectateur destinée à déchiffrer un espace organisé en tableaux.

Donc, il ne faut pas négliger l’importance du texte dans une création simplement parce que le texte offre des points d’appui au metteur en scène, au comédien et au spectateur (il propose des pistes de sens, invite le récepteur à des moyens de visibilité), or il faut noter que parfois le texte refuse les points d’appui (au metteur en scène il pose des défis, il fait travailler les comédiens, aucune indication scénique, aucune piste de lisibilité…) le spectateur est bousculé, on le pousse à réfléchir…

A notre avis, pour enrichir le répertoire du théâtre en langue amazighe, il faut encourager les formations (atelier pour former les acteurs, initier les amateurs à la recherche théâtrale, etc.), et surtout encourager les ateliers d’écriture, les créations, les adaptations et les traductions, il faut s’ouvrir sur d’autres horizons. Le théâtre trouve son enjeu dans l’établissement et l’enrichissement des contacts des cultures. Tous les artisans de la création scénique d’une œuvre étrangère, par exemple, font donc fonction de passeurs entre les cultures, le travail accompli va au-delà du transfert linguistique.

Ici, nous avons envie d’ouvrir une parenthèse en ce qui concerne l’importance et le devoir de la traduction. Nous pensons que pour découvrir et faire connaître au public le théâtre universel, il faut traduire des pièces théâtrales. Vitez parlait du devoir de traduire, il disait « Tous les textes de l’humanité constituent un seul grand texte écrit dans des langues infiniment différentes, et tous nous appartient et il faut tout traduire. »

Traduire un texte théâtral en langue amazighe c’est inviter le récepteur à aller à la rencontre de l’autre, à découvrir d’autres pensées, d’autres modes d’écritures, une pensée du langage, du monde, de la vie… Une traduction ce n’est pas une explication du texte, c’est une œuvre littéraire, elle contient déjà sa mise en scène. On peut mettre en scène à infini comme on peut traduire à l’infini. La traduction devrait commander la mise en scène et non l’inverse.
Le spectateur aborde l’œuvre et la représentation issue d’une culture étrangère avec sa propre culture. Celle-ci fait dès lors fonction d’instrument d’orientation, de boussole lui permettant de se situer par rapport à l’ensemble de signes plus ou moins étranges auquel fait face.
« Ecrire, traduire, jouer, mettre en scène relèvent d’une pensée unique, fondée sur l’activité même de traduire, c’est-à-dire sur la capacité, la nécessité et la joie d’inventer sans trêve des équivalents possibles : dans la langue et entre les langues, dans les corps et entre les corps, entre les âges, entre un sexe et l’autre » Antoine Vitez

Pièces étrangères traduite en langue amazighe
Nous allons aborder, ici, deux expériences très intéressantes qui ont enrichies le théâtre amazighe, aussi bien au niveau de la mise en scène qu’au niveau de la dramaturgie. Il s’agit de la traduction de Chadia Derkaoui de Les justes d’Albert Camus et la traduction-adaptation du poète et dramaturge Mohamed Ouagrar de En attendant Godot de Beckett.
Traduire Les Justes ou En attendant Godot en amazighe, une langue en cours de transcription, une langue où l’oralité prime, était une gageure. Il fallait trouver les mots justes, traduire le sens, le non-dit, respecter le rythme et la respiration du texte, ne pas trahir le texte d’origine…
Chadia Derkaoui, à la demande du metteur en scène Moïse Touré, a opté, dans son atelier avec ses étudiants, pour une traduction fidèle au texte de Camus. Travail très difficile, parce que parfois il est impossible de trouver l’équivalent des mots français en amazighe. Pour combler les lacunes lexicale, la traductrice a adopté, à maintes reprises, le néologisme, l’emprunt… La traduction théâtrale est donc une richesse pour la langue et pour le théâtre amazighs.
En attendant Godot de Ouagrar est une réécriture de la pièce de Beckett. Lors du spectacle, le spectateur ne s’est pas senti dépayser, il s’est senti devant une création amazighe. Ouagrar, dans une langue bien travaillée, rythmée et musicale, a invité le spectateur à découvrir le théâtre de l’absurde dans sa langue maternelle. Le poète a réussi la gageure, en créant un humour grinçant, une réflexion sur l’existence, une philosophie et une esthétique imprégnées de la culture amazighe et de la culture de l’autre.
Pour découvrir des techniques nouvelles en dramaturgie, pour enrichir notre répertoire théâtral, nous devons encourager ce genre d’expérience.

Le spectacle « Kra » de Rachid Abidar.

« Kra », « Quelque chose » est un spectacle qui résiste au résumé rapide : le texte, tout comme le personnage, est fragmenté, les répliques sont croisées et dispersées, tout interroge les modes d’interprétation. Du coup le sens est ailleurs et le message est suspendu. Ils sont à repérer en filigrane dans une représentation qui « use du spectaculaire fantaisiste pour tripoter la pesanteur de l’antagonisme existentiel. », dans un spectacle où prédomine la couleur, la fantaisie, la magie, le délire et le mouvement irrésistible… Libre à chacun d’y lire un message politique, une parabole du quotidien ou une banale histoire aimablement dramatisée.

Si dans les dramaturgies classiques, le protagoniste fait corps avec ses mots, dans le spectacle « Kra », la parole, le personnage font l’objet d’un traitement dissocié et constituent, en tant que tels, des pôles de questionnement et d’intérêts autonome. Que veut faire passer le metteur en scène à travers le corps même de l’acteur, à travers son double, le pantin qui le représente, à travers son créateur, le savon qui tire les ficelles ?

Mannequins, présences, corps animés, plus qu’êtres dotés d’unes âmes, les figures de « Kra » sont prises au jeu d’instantanés dramatiques très précisément cadrés, manipulés voire énoncés, par une présence extérieure à eux. Le spectateur se trouve dès le début dans une étrange situation : la proximité et la distance, l’illusion et son déni, du visible et de l’imaginaire, du vivant et de l’artifice…

Contrairement aux personnages, censés obéir aux logiques de comportement et d’échange qu’on attribue normalement et naturellement, à la personne, les figures de « Kra » s’affichent comme artefact : ce sont des personnages conçus et affirmés comme des créatures poétiques, avant d’être les quelconque support d’une histoire, d’un sens, d’une identité. Ils font le lieu d’un entre deux : de la fiction et de son incarnation, du réel et de sa mise en forme, du mimétique et du ludique.

***

Le principal souci de ce genre d’expérience c’est de renouveler le rapport du spectateur au spectacle, donc de privilégier le regard et, par de-là, de mobiliser tous les sens. Quel est alors l’impact des représentations du théâtre contemporain sur le public ? Quelles sont les attentes du spectateur ? Est-ce qu’il faut créer en fonction des attentes du spectateur ou est-ce qu’il faut surprendre le public, le pousser à réfléchir, à acquérir des réflexes affinés et le rendre ainsi de plus en plus conscient des enjeux ? Parfois la représentation proposée ne répond pas à l’attente esthétique et sociale du groupe d’individus constitué en public. Le théâtre est (et devrait être) un champ d’étude privilégié sur la constitution des cultures et sur les échanges qui viennent constamment les enrichir. Le public doit donc assister aux représentations en dehors des normes dictées par le théâtre institutionnel. Comme dit Brecht, « ce qui n’est étrange pas, trouvez-le insolite ! Ce qui est habituel, trouvez-le inexplicable ! Dans la règle décelez l’abus et partout ou vous l’avez découvert portez-y remède. »

Azul
Zohra Makach
Ayyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyuz nm!!!!
Gwmam zalhoud
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MessageSujet: Re: La pièce théâtrale " En attendant Godot" traduite en amazigh   Aujourd'hui à 17:19

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La pièce théâtrale " En attendant Godot" traduite en amazigh
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