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 AliBaBesques

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gar afgan



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Date d'inscription : 14/09/2008
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MessageSujet: AliBaBesques   Dim 31 Mai - 19:38

Ali Bibi, la quarantaine largement entamée, petite taille, moustache de dictateur, chauve comme une soucoupe volante, né Dans le quartier Sbata, banlieue, très connue, du Grand Casablanca. Le personnage est très cultivé, donnait des leçons à tout le monde, dans tous les domaines, bien qu’aucun fascicule n’ait vu le jour sous sa plume chez les libraires.

Mordu du football, il passait le plus clair de son temps à faire des commentaires sur les matchs du Botola (championnat Marocain du Football).Au Stade Mohamed 5, on l’appel (Ali Bibi Wald moule Tide), il parait que son père avait une épicerie à Derb Omar, quartier du centre ville de Casablanca, où se négocient toutes les marchandises de la planète.

Ali Bibi était un homme très Aimé, dorloté, par ses voisins qui savaient, malgré sa bonhomie doublée par son intelligence, qu’il est atteint par le trouble du stress post-traumatique dû à un accident de la vie, et qu’il n’a personne pour l’entretenir et veiller sur lui. En somme, toute sa famille a été décimée par un incendie nocturne qui a ravagé le domicile familial et n’a épargné que le jeune Ali. UN diner chez le voisin du premier, un déjeuner chez celui du rez- de- chaussé et un casse-croute offert par l’épicier du coin pour finir la journée, ainsi ses jours défilaient à grande vitesse sans qu’il s’en rendait compte.

L’autre jour, Ali Bibi avait pris l’autobus pour se rendre au Match de football qui opposait le WAC au RAJA, le derby de Casablanca. L’autocar était bandé, à l’avant des supporters chantonnaient La (Copa de la vida) de Ricky Martin. Mais, à l’arrière, quelques énervés menaçaient et insultaient tout ceux qui osaient croiser leur regards. Des passagers se faisaient brutalisés, tambourinés sans que personne n’ose cligner un œil ou dire un mot. Les Casablancais se sentent impuissants et jouent à sauve qui peut. La ville de

Casablanca est devenue le théâtre de tous les drames, la place où s’exercent toutes les agressions inimaginables. Depuis quelques années on ne s’aventure plus la nuit dans cette ville où le nombre de vols à l’arrachée et d’agressions avec arme blanche a été multiplié par dix en l’espace de dix ans. L’insécurité règne. La sureté Nationale est impuissante devant les bandes organisées qui pourrissent la vie des citoyens. Des centaines de plaintes se font retirées par des victimes sous la menace des mini mafias ou bandes organisées. Des rues, qui se trouvent dans un des quartiers chauds de la ville, sont interdites aux policiers.

Ali Bibi intervient en compagnie de sa fierté éternelle pour calmer les agresseurs, qui s’en prennent, sempiternellement, à une jeune femme. Il ne savait pas comment allait-il s’y prendre, mais, il y va, la fleur au fusil. Il reçoit un coup de dague qui lui perce l’abdomen. Des cris couvrent l’espace intérieur du bus, une bousculade fait chavirer l’amas de ferraille, qui manque de se renverser. Le blessé perd son sang, malgré le garrot inefficace qu’un passager avait pratiqué sur la plaie, dans quelques minutes si les secours n’interviennent pas, Ali Bibi aurait de sérieux soucis.des passants ont réussi à convaincre le chauffeur d’une voiture pour transporter la victime vers l’hôpital de Sidi Othman.

Dans le couloir et sous perfusion en attente qu’un chirurgien veuille bien prendre en charge le patient qui se trouve dans un état semi-comateux.Des amis qui ont rejoint, entre-temps, Ali Bibi, négocient avec un chirurgien le montant qu’ils doivent glisser dans la poche de sa blouse pour qu’il fasse vite et bien, ça ce passe comme ça chez nous à Casablanca.

Dans cette grande cité de la plaine atlantique, tous se vend et tout s’achète, on peut acheter des infirmières et des médecins et même des accoucheurs. Le prix d’une césarienne peut atteindre selon les cas le prix faramineux de vingt mille dirhams. Ali Wald moule Tide a quitté ce monde faute de soins, et faute d’argent, une hémorragie interne l’avait asphyxié et a fini par l’étouffer en envoyant son âme au paradis, pour certain. On raconte, souvent, dans les rues de la cité djemâa, l’autre nom de Sbata, des AliBaBesques du genre : «Jouj binathoum, outalet fdouli ».
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MessageSujet: Re: AliBaBesques   Lun 1 Juin - 23:05

Salut ami chroniqueur sensible et avisé!
Bibi demeure baba face à Ali Bibi comme en passant sur la route d'Agadir en arrivant à Sidi Bbib!
Quelle ressmeblance avec Ali baba et Sidi bibi et bibi qui reste baba!
Merci
J'espère ne pas être l'intrus(fdouli entre Ali Bibi et l'auteur
Amitiés
Farid respect bravo
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gar afgan



Messages : 184
Date d'inscription : 14/09/2008
Localisation : france

MessageSujet: Re: AliBaBesques   Jeu 4 Juin - 18:05

Azul fllak a itri n'tfrawt.

Non,pas du tout,tu n'es pas Fdouli mon frère.J'aime bien te voir intervenir sur ce que je fais,c'est tout du bonheur.Adak yadji rbbi ma dark i3zzan ifkak ssaht.
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amekraz



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Date d'inscription : 20/04/2009

MessageSujet: Re: AliBaBesques   Jeu 11 Juin - 20:12

Ali bibi , ibi guid , tbi guid , bin fellass !!
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MessageSujet: Re: AliBaBesques   Aujourd'hui à 10:31

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AliBaBesques
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